Jeunes - Vocations

Dimanche 22 avril : 55e journée mondiale de prière pour les vocations

Prier pour ta vocation

Voilà pourquoi Jésus a dit : « Priez le maître de la moisson – c’est-à-dire Dieu le Père – d’envoyer des ouvriers à sa moisson ! » (Mt 9,38).
Les vocations naissent dans la prière et de la prière ; et elles ne peuvent persévérer et porter du fruit que dans la prière. Pape François (Journée mondiale de prière pour les vocations - 2013)
Il y a quelques années, j’accompagnais un jeune qui me disait : « Je prie tous les soirs afin que le Seigneur m’indique qu’elle est ma vocation ».
L’examen de conscience est important pour toi, jeune ou moins jeune. Il s’agit de la démarche que le chrétien fait le soir avant de ses coucher.
 3 ou 4 mots : Merci, Pardon, S’il te plaît. Merci : repasser le film de ma journée pour trouver des occasions de dire à Dieu merci.
Pardon : repasser le film de ma journée pour trouver des occasions de demander pardon.
S’il te plaît : penser à la journée de demain pour exprimer certaines intentions.
  Que ces témoignages de jeunes
[1] t’aident à comprendre l’importance et même la nécessité de prier :
 « Chaque soir, avant de m’endormir,        je consacre un peu de mon temps à Dieu. Je fais le signe de croix puis je raconte ma journée au Seigneur, je lui fais part de mes inquiétudes, de mes joies ;         je lui demande pardon, je le remercie, je lui demande conseil. Je lui demande de veiller sur mes proches et moi-même. Cela m’apaise et me remplit de joie.          Je peux ensuite m’endormir l’esprit serein » (jeune de 14ans)
 « Le Seigneur est pour moi un ami sûr et fidèle, qui nous aime et se donne sans conditions. Il me permet d’évoluer dans ma vie avec mes émotions, mes réactions, mes pensées, ma foi… Son amour, aussi solide qu’un roc, est un refuge pour affronter les difficultés que je rencontre » (jeune de 14ans)
« J’estime avoir de la chance par rapport à d’autres enfants du monde. Dans ma prière, je demande à Dieu de protéger ma famille et tous les gens que j’aime. Je demande à Jésus de me protéger et de m’aider dans les moments difficiles. Je demande à l’Esprit-Saint de me garder en bonne santé à cause de mon asthme. A l’Eglise, je dis merci de m’accompagner tous les jours vers Dieu ». (jeune 17ans)
 Jeune de Guadeloupe, prie et n’aie pas peur de t’engager.«  Avance au large ! Je voudrais vous convaincre de n’avoir pas peur de l’avenir. Quel qu’il soit, nous savons que Dieu ne nous lâchera pas ! Cet avenir sera ce que nous le ferons. Demain commence aujourd’hui. Si, aujourd’hui, tu réponds oui aux appels du Christ, tu construis un monde meilleur. C’est parmi vous que Dieu appelle des hommes et des femmes à tout quitter pour l’évangile. C’est parmi vous qu’il appelle ceux qui seront les prêtres et les diacres, les religieux et les religieuses de son Église. C’est aujourd’hui qu’il vous faut accueillir la question et y répondre. » (Cardinal Vingt-Trois)
Père Gérard FOUCAN, Responsable des Vocations

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[1]Témoignages issus du magnfique livre « As-tu entendu son appel » de Mgr Renauld de Dinechin
Pour aller plus loin, je te conseille ce livre très facile et agréable à lire :


 

Itinéraire pour une prière en famille pour les Vocations

 Faisons de la prière en famille un rendez-vous pour aider chacun, parents et enfants, à grandir humainement et spirituellement. 
Quelques éléments de base aideront à faire de ce temps avec le Seigneur un moment bon pour chacun, pour la vie de la famille, donnant à chacun de découvrir et de fortifier sa propre « vocation à l’amour ».
 - Choisissons un moment de la journée où la famille est « au complet » (ou presque !) : peut-être plutôt le soir.
-  Ne soyons pas trop ambitieux et décidons d’un temps de 5 à 8 minutes… 10 mn  quand les enfants grandissent ! 
- Même si nous souhaitons initier nos enfants à l’intériorité et au silence, n’espérons pas trop obtenir qu’ils restent immobiles et silencieux pendant tout ce temps. Ce n’est pas parce qu’ils sont un peu agités que les petits enfants ne « prient pas bien » !
  - Choisissons une position en même temps correcte et confortable (assis en tailleur, à genou, peut-être les plus petits sur les genoux des parents…) 
- Soignons autant que possible le lieu où nous nous retrouvons, pour signifier que nous entrons dans un temps différent, marquant une attitude de respect les uns pour les autres et pour le Seigneur qui est présent au milieu de nous. Nous pouvons aménager « un espace prière » (pas trop haut pour que les petits enfants le voient bien) avec une statue de Marie, une icône ou une croix, ou une belle image, une bougie, et/ou le livre de la Parole de Dieu. 
- Marquons clairement le début et la fin de la prière, en allumant et en éteignant la bougie et en faisant un signe de croix.
 
 Quelques propositions à adapter en fonction de l’âge des enfants, et pour varier les manières de vivre ce temps :
- Les enfants et/ou les parents peuvent apporter un objet exprimant quelque chose de la journée qu’ils ont vécue : un doudou, un cahier, quelques fleurs…
 - On entrera dans la prière en faisant le signe de croix. Un adulte dira par exemple : « Nous sommes réunis ce soir, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »
- On peut lire un petit texte de la Bible ou d’une vie d’un saint, ou une prière trouvée dans un livre ou sur internet. Notamment en vue de prier pour les vocations, on peut trouver des récits d’appel ou de vocation : la vocation de Moïse Ex 3, 1-12 ; l’appel de Samuel 1Sa 3, 1-21 ; l’appel des disciples dans les différents évangile de Mt 3, 18-22 ; Mc 1, 16-20 ; Jn 1, 35-51 ; L’appel de Lévi Mc 2, 13-14 ; ou Lc 5, 2732 ; Jésus et les enfants Mc 10, 13-16 ; le choix des Douze Mt 10, 1-4 ; ou Mc 3, 13-19 ; ou  Lc 6, 1216 … 
- Proposer à un enfant de dire un mot à partir du texte, et/ou de sa journée : un merci, pardon ou s’il te plait… ou simplement répéter ensemble un mot ou un verset.
- On peut prier pour des personnes proches, les prêtres et/ou religieux-religieuses que nous connaissons, pour un évènement du monde dont on a entendu parler…
- Dire ensemble une prière de l’Eglise : Notre Père, Je vous salue Marie. Et/ou un chant - On peut faire un geste simple: poser la main sur la Bible avant ou après la lecture, se donner la main pour dire le Notre Père, gestuer un chant,   
- On peut terminer la prière en bénissant son (ses) enfant(s) : leur faire un signe de croix sur le front en disant « Que le Seigneur te bénisse, Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit »
 
D’après le Dossier VOCATIONS pour la Journée Mondiale des Vocations 2018





MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA 55
éme JOURNÉE MONDIALE
DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

Ecouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur

 

 Chers frères et sœurs,

En octobre prochain, se déroulera la XVème Assemblée Générale ordinaire du Synode des Évêques, qui sera consacrée aux jeunes, en particulier au rapport entre jeunes, foi et vocation. A cette occasion, nous aurons la possibilité d’approfondir comment, au centre de notre vie, il y a l’appel à la joie que Dieu nous adresse et comment cela est « le projet de Dieu pour les hommes et les femmes de tout temps » (Synode des Évêques, XVème Assemblée Générale Ordinaire, Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, Introduction).

Il s’agit d’une bonne nouvelle qui nous est annoncée avec force par la 55ème Journée mondiale de Prière pour les Vocations : nous ne sommes pas plongés dans le hasard, ni entraînés par une série d’évènements désordonnés, mais, au contraire, notre vie et notre présence dans le monde sont fruits d’une vocation divine !

Même dans nos temps inquiets, le Mystère de l’Incarnation nous rappelle que Dieu vient toujours à notre rencontre et il est Dieu-avec-nous, qui passe le long des routes parfois poussiéreuses de notre vie et, accueillant notre poignante nostalgie d’amour et de bonheur, nous appelle à la joie. Dans la diversité et dans la spécificité de chaque vocation, personnelle et ecclésiale, il s’agit d’écouter, de discerner et de vivre cette Parole qui nous appelle d’en-haut et qui, tandis qu’elle nous permet de faire fructifier nos talents, nous rend aussi instruments de salut dans le monde et nous oriente vers la plénitude du bonheur.

Ces trois aspects – écoute, discernement et vie – servent aussi de cadre au début de la mission de Jésus, qui, après les jours de prière et de lutte dans le désert, visite sa synagogue de Nazareth, et là, se met à l’écoute de la Parole, discerne le contenu de la mission que le Père lui a confiée et annonce qu’il est venu pour la réaliser “aujourd’hui” (cf. Lc 4, 16-21).

Ecouter

L’appel du Seigneur – il faut le dire tout de suite – n’a pas l’évidence de l’une des nombreuses choses que nous pouvons sentir, voir ou toucher dans notre expérience quotidienne. Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté. Aussi, on peut comprendre que sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations et sollicitations qui occupent notre esprit et notre cœur.

Il convient alors de se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les évènements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit.

Nous ne pourrons pas découvrir l’appel spécial et personnel que Dieu a pensé pour nous, si nous restons fermés sur nous-mêmes, dans nos habitudes et dans l’apathie de celui qui passe sa propre vie dans le cercle restreint de son moi, perdant l’opportunité de rêver en grand et de devenir protagoniste de cette histoire unique et originale que Dieu veut écrire avec nous.

Jésus aussi a été appelé et envoyé ; pour cela, il a eu besoin de se recueillir dans le silence, il a écouté et lu la Parole dans la Synagogue et, avec la lumière et la force de l’Esprit Saint, il en a dévoilé la pleine signification, référée à sa personne-même et à l’histoire du peuple d’Israël.

Cette attitude devient aujourd’hui toujours plus difficile, plongés comme nous le sommes dans une société bruyante, dans la frénésie de l’abondance de stimulations et d’informations qui remplissent nos journées. Au vacarme extérieur, qui parfois domine nos villes et nos quartiers, correspond souvent une dispersion et une confusion intérieure, qui ne nous permettent pas de nous arrêter, de savourer le goût de la contemplation, de réfléchir avec sérénité sur les évènements de notre vie et d’opérer, confiants dans le dessein bienveillant de Dieu pour nous, un discernement fécond.

Mais, comme nous le savons, le Royaume de Dieu vient sans faire de bruit et sans attirer l’attention (cf. Lc 17, 21), et il est possible d’en accueillir les germes seulement lorsque, comme le prophète Elie, nous savons entrer dans les profondeurs de notre esprit, le laissant s’ouvrir à l’imperceptible souffle de la brise divine (cf. 1 R 19, 11-13).

Discerner

En lisant, dans la synagogue de Nazareth, le passage du prophète Isaïe, Jésus discerne le contenu de la mission pour laquelle il a été envoyé et il le présente à ceux qui attendaient le Messie : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur » (Lc 4, 18-19).

De la même manière, chacun de nous peut découvrir sa propre vocation seulement à travers le discernement spirituel, un « processus grâce auquel la personne arrive à effectuer, en dialoguant avec le Seigneur et en écoutant la voix de l’Esprit, les choix fondamentaux, à partir du choix de son état de vie (Synode des Évêques, XVème Assemblée Générale Ordinaire, Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, II, 2).

Nous découvrons en particulier, que la vocation chrétienne a toujours une dimension prophétique. Comme nous témoigne l’Ecriture, les prophètes sont envoyés au peuple dans des situations de grande précarité matérielle et de crise spirituelle et morale, pour adresser au nom de Dieu des paroles de conversion, d’espérance et de consolation. Comme un vent qui soulève la poussière, le prophète dérange la fausse tranquillité de la conscience qui a oublié la Parole du Seigneur, discerne les évènements à la lumière de la promesse de Dieu et aide le peuple à apercevoir des signes d’aurore dans les ténèbres de l’histoire.

Aujourd’hui aussi, nous avons grand besoin du discernement et de la prophétie ; de dépasser les tentations de l’idéologie et du fatalisme et de découvrir, dans la relation avec le Seigneur, les lieux, les instruments et les situations à travers lesquels il nous appelle. Chaque chrétien devrait pouvoir développer la capacité à “lire à l’intérieur” de sa vie et à saisir et à quoi le Seigneur l’appelle pour continuer sa mission.

Vivre

Enfin, Jésus annonce la nouveauté de l’heure présente, qui enthousiasmera beaucoup et durcira d’autres : les temps sont accomplis et c’est Lui le Messie annoncé par Isaïe, oint pour libérer les prisonniers, rendre la vue aux aveugles et proclamer l’amour miséricordieux de Dieu à toute créature. Vraiment « aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre » (Lc 4, 20), affirme Jésus.

La joie de l’Evangile, qui nous ouvre à la rencontre avec Dieu et avec les frères, ne peut attendre nos lenteurs et nos paresses ; elle ne nous touche pas si nous restons accoudés à la fenêtre, avec l’excuse de toujours attendre un temps propice ; elle ne s’accomplit pas non plus pour nous si nous n’assumons pas aujourd’hui même le risque d’un choix. La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant.

Cet “aujourd’hui” proclamé par Jésus, en effet, nous assure que Dieu continue à “descendre” pour sauver notre humanité et nous rendre participants de sa mission. Le Seigneur appelle encore à vivre avec lui et à marcher derrière lui dans une relation de proximité particulière, à son service direct. Et s’il nous fait comprendre qu’il nous appelle à nous consacrer totalement à son Royaume, nous ne devons pas avoir peur ! C’est beau – et c’est une grande grâce – d’être entièrement et pour toujours consacrés à Dieu et au service des frères.

Le Seigneur continue aujourd’hui à appeler à le suivre. Nous ne devons pas attendre d’être parfaits pour répondre notre généreux “me voici”, ni nous effrayer de nos limites et de nos péchés, mais accueillir avec un cœur ouvert la voix du Seigneur. L’écouter, discerner notre mission personnelle dans l’Église et dans le monde, et enfin la vivre dans l’aujourd’hui que Dieu nous donne.

Que Marie la très Sainte, la jeune fille de périphérie, qui a écouté, accueilli et vécu la Parole de Dieu faite chair, nous garde et nous accompagne toujours sur notre chemin.

Du Vatican, 3 décembre 2017
Premier Dimanche de l’Avent

François