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Ordination diaconale de Josué et Ralph, Petits fères de l'Incarnation





Josué et Ralph, deux petits frères de l’incarnation ont été ordonnés diacres par Mgr Riocreux le dimanche 1er novembre 2015, jour de la fête de la Toussaint en la chapelle de St Jean Bosco. Une cérémonie d’une grande simplicité que nous relatons à travers quelques extraits de l’homélie de Mgr Jean-Yves Riocreux :
 
« En écoutant l’Evangile des Béatitudes en cette fête de Toussaint et en ce jour d’ordination diaconale des frères Josué et Ralph, deux textes me reviennent à la mémoire, l’un ancien du 12e siècle et l’autre du 20e siècle. Le premier est la méditation de Saint Bernard, proposée dans l’office de l’Eglise, superbe, il nous montre le double mouvement spirituel crée en nous par cette fête de Toussaint, l’autre texte est une méditation du grand théologien, le Père Henri de Lubac, cet homme pose une question : quelle sera la sainteté de demain ? Sa réponse : « Le saint reproduira les traits essentiels de ses prédécesseurs ? Il sera pauvre, humble, dépossédé. Il aura l’esprit des béatitudes, il aimera, prendra l’Evangile à la lettre, c'est-à-dire dans sa rigueur. Une dure ascèse l’aura libéré de lui-même. Il prendra sur lui la croix de son Sauveur et s’efforcera de le suivre ».
 
« Pourquoi notre louange à l’égard des saints, notre chant à la gloire ? De nos honneurs les saints n’ont pas besoin et rien dans notre culte ne peut leur être utile. Mais si nous les vénérons c’est pour nous non pour eux. Et cela suscite en nous un profond désir : nous réjouir dans la communion tellement désirable d’être mêlés à l’assemblée des patriarches, des apôtres, des martyrs, des vierges… bref, d’être associés à la joie et à la communion de tous les saints »

  



Après l'homélie, les grands moments de l'ordination diaconale se sont poursuivis avec l'invocation de l'Esprit-Saint, la promesse d'obéissance, la litanie des saints, l'imposition des mains, la prière d'ordination, la remise de l'étole et de la dalmatique, et la remise de l'évangile. Durant la liturgie eucharistique, les diacres ont accompli les actes qui leur reviennent : préparation de l'autel, encensement des prêtres et du peuple, invitation au partage de la paix.





« Etre saint, entendre l’invitation du Christ pour vivre des Béatitudes et appartenir à cette foule immense dont parle l’Apocalypse. J’entends aussi pour ma part, l’appel du pape Jean Paul II, Saint Jean Paul II aux jeunes à St Jacques de Compostelle pour les JMJ en 1989 : « N’ayez pas peur d’être les saints de l’an 2000 » Frères Josué et Ralph, depuis votre terre natale Haïti jusqu’ici en Guadeloupe où vous êtes arrivés il y a un an, c’est toujours le même Evangile que nous écoutons et que nous voulons vivre et c’est toujours la même Eglise, Eglise des pêcheurs et des saints. Et quelle joie aujourd’hui de chanter dans un instant la litanie des saints, avec les saints que nous aimons, saints canonisés et ceux qui nous sont proches parce qu’ils sont nos parents, nos amis. Parmi ceux là, Ste Thérèse de l’enfant jésus et Charles de Foucauld ? Comme le dit Frère Franklin ».
 

 







 

Ces quelques extraits de l’homélie de Mgr Jean-Yves Riocreux, nous aide à comprendre tout le sens de cette célébration et en citant Jean Paul II, qui a écrit tellement de texte, notamment une exhortation apostolique sur la vie consacrée. Il parle du témoignage prophétique des religieux :
« Le prophète sent brûler dans son cœur la passion pour la sainteté de Dieu, et, après avoir accueilli sa parole dans le dialogue de la prière, il proclame par sa vie, ses faits et gestes, se faisant le héraut de Dieu contre le mal et le péché » ‘Vita consecrata 84).
 
Nous avons vécu une célébration pleine de ferveur, de simplicité et de solennité et en ce jour de la joie des Béatitudes avec l’Apocalypse : « Amen, louange et gloire…. »
                                                                        Jeremiah CARLTON

 


INTERVIEW du Frère FRANCKLIN ARMAND
HAÏTI ET LA GUADELOUPE, ÎLES SOEURS

 

A l'occasion de l'ordination diaconale de deux de ses frères, le 1er novembre 2015 au Centre Saint Jean Bosco de Gourbeyre, Frère Franklin Armand, fondateur des Petits Frères de l'Incarnation, a bien voulu nous faire partager son immense richesse intérieure où la foi éclaire l'histoire.

 

Deux histoires entremêlées
L'histoire de la Guadeloupe et celle de Saint-Domingue, surtout celles de l'époque napoléonienne, sont indissociablement liées. En effet, ce sont des guadeloupéens arrêtés par le Général Richepance, lors de la révolte de 1802 en Guadeloupe, et embarqués pour être vendus à Saint-Domingue, qui ont alerté leurs frères de la grande île sur le véritable projet de l'expédition Leclerc envoyée par Napoléon, à savoir rétablir l'esclavage à Saint-Domingue. C'est à partir de ce moment que les esclaves de Saint-Domingue, conduits par Dessalines, ont pris la résolution de se battre jusqu'à leur entière liberté.
 
Une étroite proximité géographique
Dans l'imaginaire haïtien, la métropole française est l'espace francophone le plus proche de leur île, alors que, dans la réalité, la Guadeloupe se trouve à quelques encablures d'Haïti. L'histoire et la géographie mettent donc Haïti et Guadeloupe dans l'obligation d'établir des ponts de toutes sortes : culturels, économiques, sociaux, … sans oublier les liens spirituels. C'est dans ce cadre que s'inscrit la venue des Petits Frères de l'Incarnation (PFI) en Guadeloupe. 
 
Profiter des expériences réciproques
Haïti et la Guadeloupe doivent profiter des leçons apprises par l'autre. Ainsi, il y a soixante-dix ans, Haïti était aussi boisé que la Guadeloupe. Elle subit aujourd'hui les conséquences de la mauvaise gestion de son environnement. La Guadeloupe peut s'inspirer de cette expérience pour protéger résolument sa végétation et son capital naturel. De même, la grande instabilité politique, accompagnée de nombreuses violences, qu'a connues Haïti, doit montrer aux guadeloupéens que les changements sociaux et politiques doivent et peuvent s'obtenir par la négociation et le dialogue, sans avoir besoin de recourir à la violence et à la dégradation des biens.
 
Deux pays en un seul
La révolution à Haïti s'est arrêtée à mi-chemin. Une portion de la société a en effet détourné la révolution en sa faveur, trahissant les idéaux de départ. Dessalines voulait redistribuer la terre entre tous les habitants de l'île alors que les officiers noirs et les colons blancs voulaient reproduire le système inégalitaire des grandes habitations. La police agraire voulait remettre sur pied l'ancien système ploutocratique alors que les paysans rêvaient d'un espace de vie fait de petites exploitations familiales bien à eux. Ainsi, au sein du même pays, deux projets se forgeaient : celui d'une agriculture de plantation avec un style de vie européen, et celui d'une petite agriculture paysanne, proche du mode de vie africain. Aujourd'hui, ces deux « pays » continuent de cohabiter : le pays « légal » avec les villes, l'administration et les institutions, le pays « réel » avec la paysannerie, proche du monde rural africain. Plusieurs barrières séparent ces deux pays dont, par exemple, la langue créole, la seule parlée par les paysans. Haïti est donc fait de deux « pays », de deux populations qui coexistent au sein d'un même territoire : un pays rural qui abrite 70 % de la population et un pays urbain qui compte les 30 % restant.
 
Ruralisation de l'urbain
On assiste aujourd'hui à la ruralisation du monde urbain, avec un exode de plus en plus important des ruraux vers les villes. Ce phénomène, qui a été accentué par le tremblement de terre de janvier 2010, voit les paysans envahir les villes, faute d'avoir pu être intégrés dans la société. On assiste aussi à un autre phénomène. Les ruraux haïtiens, après avoir émigré en Guadeloupe, au Canada, aux Etats-Unis, en Europe, ... voient leurs enfants qui ont été scolarisés dans ces pays jusqu'à de très hauts niveaux (universitaires), repartir à Haïti, mus par le désir de contribuer au développement du pays d'origine de leurs parents. Ainsi, sur les 70 candidats à l'élection présidentielle de 2015, plusieurs sont issus de la diaspora vivant à l'étranger. Ce mouvement amène la population d'Haïti à penser la réalité de son pays avec une autre vision. Une lente prise de conscience émerge qui amène les haîtiens à entrevoir une société non plus d'exclusion mais partageant des valeurs communes. Les médias (internet surtout) contribuent aussi à cette ouverture d'esprit. L'Eglise ne doit pas manquer ce tournant et jouer l'important rôle rassembleur qui doit être le sien.
 
Réconcilier l'homme avec lui-même
L'histoire a fait des haïtiens, au début du 19è siècle, les leaders incontestables et incontestés de la région et du monde. C'est ainsi que la révolution haïtienne a inspiré les mouvements de libération de l'Amérique Latine. Malheureusement, la révolution haïtienne n'est pas allée au bout de son projet et n'a pas répondu à toutes ses promesses. Elle n'a pourtant pas le choix que de poursuivre son chemin et de parvenir à son but qui était et reste la libération de l'homme, de tout homme. Ainsi, Haïti, en aidant son propre peuple à se réconcilier avec ses racines, peut aider l'homme, partout où une partie de lui-même est brimée et niée, à assumer toutes les parties de lui-même et à parvenir à sa véritable liberté.
 
Assumer sa mission historique
Paulo Freire, intellectuel brésilien, disait que « dans le cœur de tout opprimé, il y a un oppresseur ». L'homme haïtien n'a cessé de reproduire des idées reçues et de se fuir, en fuyant cette Afrique originelle dont on lui a tant appris à avoir peur et à avoir honte. Aujourd'hui encore, il continue à médire sur lui-même. Le peuple haïtien doit assumer sa mission historique qui est d'abolir les barreaux qui enferment l'homme dans l'aliénation de son intelligence et de son cœur. Il doit apprendre à se réconcilier avec à la fois ses racines européennes et africaines. L'histoire et la réalité seront ce qu'il en fera.
 
Pascal Gbikpi   
    

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